Save me pythie | critiques…

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Pythie et Xanthe se retrouvent face à Elécathe, nymphe des Enfers engagée par Acacia pour envoyer notre héroïne au Tartare. S’engage un combat aussi mouvementé que destructeur, la pauvre ville de Delphes en faisant les frais, pour un résultat assez amusant, bien que peu clair et assez simpliste dans le combat. Le résultat n’en reste pas moins farfelu, avec une Elécathe choisissant simplement de suivre nos héros dans leur aventure, pour des raisons tout à fait personnelles et vénales.

C’est donc à trois (enfin, à trois et demi avec le poulet Zeus) que nos héros poursuivent ensuite leur route, croisant de nouvelles épreuves : un spectacle parodiant allègrement une certaine émission télévisée recherchant de nouveaux talents, un face à face contre une Méduse pas si terrible que ça, un très bref séjour chez la dénommée Echidna et ses nombreuses créatures recueillies, une rencontre avec les dieux du vent…

Constamment, on sent qu’Elsa Brants s’amuse bien en dessinant sa série, car le rythme est là, ses personnages sont vifs, expressifs et ont toujours un truc à faire ou à dire. Mais dans le fond, il faut pourtant souligner que les choses se sont un peu appauvries depuis le premier volume.

En s’engageant sur une voie plus linéaire où nos héros suivent leur route en faisant diverses rencontres mythologiques, l’auteure dilue trop un fil rouge qui manque désormais de consistance. Les différentes « épreuves » s’enchaînent sans véritable lien, si l’on excepte les prédictions de Pythie, qui connaissent quelques troubles étranges. Mais même de ce côté-là, ça manque d’enjeux précis.

Evidemment, on est en plein gag manga, et de ce fait, le manque de fil rouge ne devrait pas forcément être un problème. Rumiko Takahashi, principale source d’inspiration d’Elsa Brants, en est la preuve tant elle a usé, use et usera encore de ce procédé (ne serait-ce que dans Rinne, sa série en cours). Mais pour cela, il faut que les gags marchent, et ici, plusieurs tombent un peu à plat, la faute à une exploitation beaucoup trop succincte de la plupart des différents personnages entrevus. Certains s’avèrent vraiment chouettes, comme Elécathe qui est assez délicieuse, Diogène dont la légende autour du pithos est exploitée de façon assez loufoque, Méduse qui nous réserve une mignonne surprise, Thésée qui refait des apparitions remarquées, ou Orphée qui commence très fort en fin de tome, mais la majorité des protagonistes est à peine utilisée, notamment lors du passage chez Echidna où on se contente de voir déferler plusieurs créatures sans qu’il en soit fait grand-chose. On pourra aussi regretter des anachronismes un peu plus lourds (le télévisor, par exemple) et des gags de fonds moins présents.

C’est plutôt dommage, car au bout du compte on a un tome moins inspiré, moins enlevé. Pour autant, le récit conserve sa vivacité et sa bonne humeur communicatives, sans oublier une héroïne toujours très fun dans son caractère.

Chroniqueur : Koiwai

Source: manga-news.com

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